Auber’Jazz’Day

Auber’jazz’Day, c’est la fête annuelle des habitants d’Aubervilliers, portée par un quinzaine d’associations locales et les habitants eux mêmes. Le festival se déroule sur le place de la Mairie. Autour d’une scène musicale invitant artistes du Jazz et des musiques du monde. Des animations ludiques seront proposées pour les petits et les grands.

La Semeuse sera présente pour et proposera des ateliers sur le place de la mairie

– Apporte ton camion on va le planter! –
Apporte ton camion jouet et nous le végétaliserons ensemble!
Recyclons les camions jouets, La Semeuse vous propose un atelier de rempotage décalé et rigolo! Pour une métamorphose du symbole en circulation douce et désirable.
Chaque véhicule jouet et recyclé et réadapté afin vous puissiez déambuler sur les trottoirs, dans vos jardins, mais aussi chez vous!

– Troc de graines –
La Semeuse vous accueillera avec sa boite à graines venez la découvrir! et troquer si vous avez quelques chose à troquer!

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Floral Prévention Office en résidence au serres d’Auteuil

La suite de la recherche « Pour un Sophora toromiro planté quand le paysage n’existait pas » entamé il y a quatre ans par le Floral Prevention Office prend ses quartiers au sein des immenses serres et jardins d’Auteuil appartenant à la ville de Paris.

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photo Ingrid Paola Amaro

Durant 15 mois, il s’agira pour Ingrid Paola Amaro d’étudier esthétiquement et scientifiquement les lieux et de vous faire partager les théories et problèmatiques autour des liens humains envers le végétal. L’artiste proposera les ateliers de transformation en plante dont certains d’entre vous avez déjà fait l’expérience, la voyance végétale et autres ateliers réflexifs. Certaines propositions seront performatives et d’autres, plastiques, s’accumuleront entre les jardins et les serres en témoignage de la recherche. Toutes seront annoncées sur le site web du bureau, certaines propositions nécessiteront une réservation préalable. *www.floralpreventionoffice.net*

La Manifeste La Folie des plantes publication de La Semeuse

La Semeuse publie son premier Manifeste suite aux ateliers des réflexion militantes 2015/2016.

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Collaboration des participants des ateliers pour la publication du Manifeste La Folie des plantes.

Extrait du texte Le récit d’une plante en colère

Le récit d’une plante en colère

JE SUIS UNE PLANTE VENUE D’AILLEURS

Je suis une plante. J’ai poussé en Ile de France. Je suis issue d’une famille de plantes que des paysans cultivaient de génération en génération sur leurs terres en France dans le respect de la nature. Mais mes origines remontent à plus loin. Mes aïeux ont été le fruit d’un échange commercial du XVè siècle. Ils quittèrent leur écosystème humide et ensoleillé au humus riche en oligo-éléments, nutriments, minéraux, vitamines et en vie bactérienne proliférante. Ainsi, les insectes comme les vers de terre et bactéries bénéfiques de leur terre natale contribuaient à l’équilibre de ma famille. Mes aïeux y étaient bien installés et toutes leurs progénitures étaient bien enracinées. Ah, je n’ai jamais connu cette terre luxuriante Amazonienne. Paraît-il que les tomates d’un rouge éclatant se mélangeaient parmi le basilic dont l’odeur enivrante, venait chatouiller les racines du yucca et des pommes de terre douce, qui s’empressaient de sortir de dessous. Les colibris au long bec-fin semblaient murmurer aux arbres en y déposant des secrets. Les immenses libellules bleues sautillaient de plante en plante. Tout ce spectacle de la nature se produisait sous les ombres bienveillantes des arbres dont les feuilles captaient le soleil pour en rejeter de l’oxygène après la photosynthèse. Leurs racines gardaient au plus profond de la terre le carbone afin qu’il ne s’échappe pas. Tous étaient différents, mais vivaient en harmonie tous ensemble. Mes grands parents rêvaient de visiter ce paradis perdu de notre forêt millénaire. Les récits de mes ancêtres se partagent depuis tous les temps laissaient toujours ma famille songeuse. Moi, je suis une plante endogène d’Ile de France. Je suis le passé de mes aïeux. Je suis devenue ‘multiples’ au fil du temps. Je suis le résultat de plusieurs évolutions et de plusieurs histoires. Je suis l’histoire de mes aïeux mais je suis aussi votre histoire et je vous la raconte en ces mots :

 

Il était une fois de nobles seigneurs et marchands Espagnols, qui vinrent se perdre dans les contrées de l’Amérique du sud en voguant sur leurs vaisseaux en direction de l’Inde. Des marchands Arabes avaient déjà fait le voyage avant eux, mais on en parle peu ou pas dans vos livres d’histoires. Mais allons avec la version officielle de l’Histoire. Quoique que ces seigneurs sortaient à peine du règne Arabe donc ces seigneurs étaient… Bref … Ils s’étaient trompés de destination. Cependant toujours est-il que leur ignorance s’éclipsa face à leur propre vanité et cupidité. Avant de retourner en Europe, ils s’enquérir de nombreuses richesses locales qu’ils avaient toutes identifiées comme ‘Indiennes’. Ainsi les tribus locales, dont leur culture, et leur langue se différenciaient entre elles, devenaient toutes ‘Indiennes’ C’est comme si vous veniez dans la forêt décrite ci-dessus et vous appeliez toute cette belle diversité ‘la bouffe’ (ou la ‘populasse’ comme on dit chez nous).

 

Ces ‘nobles’ invitèrent mes aïeux en Europe afin d’impressionner les cours occidentales, toujours à l’affût de nouveautés et d’explorations enrichissantes en tout genre. En réalité, ils n’avaient pas choisi de voyager. Les chasseurs-cueilleurs, qui avaient de tout temps veillé à l’équilibre de mes aïeux, avaient offert mes ancêtres aux ‘hommes venus de l’au delà’ pour des tissus et quelques armes. Les chasseurs-cueilleurs vivaient presque dévêtus mais en la présence de l’autre, ils avaient appris la pudeur et la méfiance de leurs propres frères.

 

Ce fut un choc absolu pour nos aïeux! Après la parade habituelle des ‘cadeaux’ des contrées lointaines à la cour, devant les nobles et les curieux privilégiés, on manipula les plantes et leurs graines dans des laboratoires ou des exploitations agricoles afin de tester leur adaptabilité. Certains d’entre eux moururent car ils avaient été plantés dans un froid absolu et d’autres avaient été contaminés au contact d’autres graines locales. Mais la plupart de ma famille résista car elle était née dans un sol qui leur avait donné toutes les défenses naturelles. Elle n’avait jamais été vaccinée et n’avait eu jamais à subir quelconque antibiotique. Leur terre-mère était pure. Leur nouvelle terre d’adoption l’était aussi à cette époque-là. Nos aïeux donnèrent d’autres graines, encore plus fortes car elles avaient appris à s’adapter malgré les nouvelles conditions climatiques et la nature différente de leur nouvelle terre.

Si vous souhaitez contacter La Plante en colère : laplanteencolere@gmail.com