Est ce qu’une autre façon d’habiter la ville est possible? Yes We Camp!

DSC_4875Peut-on compléter l’idée de la Suburbia de Bruce Bégout? Cette ville qui va au-delà de ses limites pour arriver à la dissolution de l’urbain, dans un espace sans centre, ni périphérie…

Aujourd’hui, l’urbain a remplacé la ville, sans trop savoir en définir les champs de compétences de son offre. Alors que l’on connaît la ville menant à la non-ville, nous constatons que l’urbain ne débouche jamais que « sur un autre espace suburbain qui repousse sans cesse ses bornes vers l’inimaginable ». (cf. Suburbia)

Lorsque l’on pénètre sur les 6500m2 investis par Yes We camp! à l’Estaque de Marseille, nous entrons dans cet inimaginable. Une ville sans bornes, sans empreintes, prête à disparaître demain sans laisser aucune trace. Et c’est bien de cette empreinte qu’il s’agit. Peut-on vivre avec notre système économique et environnemental en répondant à nos besoins sans porter préjudice aux futurs usagers de ce même espace? Oui, mais en mettant des dispositifs en route et en mutualisant nos compétences et savoir faire. Ici, des bénévoles de différents endroits du monde ont participé au chantier de construction des habitations depuis avril 2013. De la conception au moment de l’entretien, les personnes ont été portées par le simple but de produire ensemble et de voir leurs idées réalisées. Sans but lucratif. Une nouvelle expérience de vie dans la ville. Une énergie que l’on voudrait voir pollinisée partout.

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Yes we camp ! ou une maison béton contre un abri léger, éphémère et recyclé. Et un circuit a pris place. Nous avons un abri. Nous voulons nous nourrir. Un jardin biologique en permaculture était cultivé pour subvenir aux besoins alimentaires. Jardin que l’on peut voir couplé avec le besoin d’hygiène. Les douches et les lavabos étaient en circuit vert : l’eau chauffée par le soleil, un humanoïde qui prend sa douche avec du savon de Marseille (marché local), l’eau qui part vers des bacs filtrants grâce à des plantes. Ou comment faire de notre salle de bain une forêt. Les toilettes, elles, sont sèches, déjà bien connues du grand public, elles rentraient dans un circuit local agricole. Ce sont les champs marseillais qui vont être contents.
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Les besoins sociaux. Car l’Homme a besoin d’échanger pour s’affirmer, pour trouver sa place. Et parce qu’ensemble c’est quand même plus sympa. Alors à Yes We Camp! on fait tout pour vous mettre à l’aise, pour avoir des moments de rencontres : concerts, barbecues ou nettoyage des toilettes, tout est prétexte à taper la discute. Elle est pas belle la ville?

Et puis…l’horizon, les mouettes, la mer, la ville qui brille au loin, c’est chouette…Mais demain Yes We Camp! pourra être ailleurs. Sans trace.DSC_4890D’ailleurs, quelqu’un a bien entamé le démontage…

N.B : Si vous voulez assister à la présentation de Yes we camp!, ils seront présents aux Laboratoires d’Aubervilliers le 26 novembre à 19h.

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Une réponse à “Est ce qu’une autre façon d’habiter la ville est possible? Yes We Camp!

  1. Bravo et à bientôt dans notre région.

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