Archives d’Auteur: Ariane Leblanc

La Découverte du jardin Jet D’eau de Dakar par l’association Kër Thiossane

La Semeuse s’est envolé pour Dakar est à découvert la Sculpture vivante du Jardin Jet d’eau de l’artiste Emmanuel Louisgrand.

Le projet est pensé comme un jardin de résistance en réaction à la dégradation de l’espace urbain, ce jardin est une oeuvre d’art. Il à été inauguré en 2014.

Aujourd’hui, le jardin a pris forme et est majestueux avec en son centre sa folie, un dôme recouvert de fleurs destiné à accueillir le public. Entre nebedays et arbres fruitiers, les semis changent au fil des saisons mélangeant malicieusement espèces légumières, plantes aromatiques et fleurs. Les oiseaux et les insectes reviennent s’y installent. Les enfants y jouent les habitants viennent y chercher aromates ou condiments.

Telle un sculpture vivante, cet îlot végétal offert à tous, support à de multiples projets (ateliers, rencontres publique, concerts expositions…).

Le lieu à l’initiative de ce projet est l’association Kër Thiossane, qui est un lieu de recherche, de résidence, de création et de formation, Kër Thiossane encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles et cherche à soutenir le croisement des disciplines.

 

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La rentrée de La Semeuse

 

La Semeuse est une plateforme d’échanges et d’expérimentations autour des questions environnementales, de développement durable et des savoir-faire. Des rencontres régulières sont organisées autour de la grainothèque, des plantes, mais aussi des connaissances de chacun. Véritable réseau de coopération, La Semeuse développe sur un temps long des dynamiques partenariales entre des acteurs du champ environnemental, social et culturel et favoriser ainsi un dialogue et un partage d’expériences.

 Cette année des rendez-vous réguliers sont mis en place : rencontres, conférences publiques, ateliers d’échange et de transmission autour des pratiques, expériences et savoirs des habitants d’Aubervilliers. 

 Le premier rendez-vous sera le 16 et 17 septembre pour les journées du patrimoine, La Semeuse vous accueille avec l’association Auberfabrik pour une exposition des œuvres réalisés dans le cadre des ateliers du projet 1001 plantes.

Uriel Orlow artiste en résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers proposera un atelier interactif autour d’une cartographie sensible de la ville d’Aubervilliers. L’artiste explore l’histoire de la plaine des vertus à travers l’agriculture actuelle et ancienne, locale et globale. Cette recherche donnera lieu à une production artistique prenant différentes formes.

Enfin le lancement de l’édition « Pratiquer les plantes albertivillariennes » qui sont les recettes recueillies et échangées lors des ateliers cuisiner les plantes albertivillariennes avec Véronique Desanlis.

À très vite !

La nouvelle boîte de Pandore par Maryse Emel

Ce soir-là ils étaient quelques uns à avoir répondu à l’invitation de la semeuse. Elle avait semé quelques mots et on l’avait entendue. C’ était déjà une victoire quand on pense au bruit quotidien de tous ces mots avides d’occuper la place qui recouvrent la moindre parole par goût du pouvoir.
Sur une table se côtoyaient l’histoire des jardins ouvriers, des livres sur les graines, et une grosse boîte qui attirait l’oeil et la main des plus jeunes. Une grainothèque, c’était le nom de cette étrange collection à l’intérieur. Chaque graine occupait sa petite case, elle qui aimait tant le plaisir nomade. Pas une seule ne ressemblait à une autre. Et par les voyages, les rencontres que chacune ferait un jour, on pouvait deviner que la petite boîte ne contenait qu’un infime échantillonnage d’un univers infini.
On avait amené le tout par caddie. Oui, un caddie type supermarché, recyclé en l’occasion en tracteur de la semeuse.
Les habitués du bar regardaient curieux, pendant que la serveuse déplaçait une table, ayant oublié le grincement que celle-ci peut produire quand on ne la soulève pas.
J’ avoue ne pas trop m’y connaître en graines. Ecoutant ces semeurs de mots me renvoyant à une rêverie intime, je fus amusée de découvrir les mille et un stratagèmes développés par les graines pour voyager à peu de frais.
Ce que je retins de ce soir-là c’est la force des convictions pour vivre. Bien sûr je ne suis pas en train de devenir adepte d’un anthropomorphisme de mauvais aloi. Les graines évoquent bien plus qu’elles-mêmes. C’est une banalité  de dire cela. Elles nous renvoient à notre monde, un monde où il ne fait pas bon de prendre des risques.
Un intervenant racontait qu’aujourd’hui dans les crèches, le sol est dans une matière qui évite de se faire mal quand on tombe. Les enfants ne savent même plus tomber, et sentir la chute dans leur corps, concluait-il.
De la même façon, la dénonciation de la pollution sert d’abord les intérêts de quelques grands holdings,constatait un autre. A cette société de la peur, ils sont nombreux à s’opposer. Marx et Rousseau s’immiscèrent tant bien que mal dans la discussion .
Ce soir-là, moi qui n’y connaît pas grand-chose, j’ai senti un vent de liberté. Des jardins surgissent dans des lieux insolites, en réponse à l’impossible dialogue avec l’administration.Il y a des hommes, des femmes, qui sèment leurs désirs aux quatre coins de cette ville, en silence.

La semeuse a repris son caddie… Elle souriait. Une petite fille avait ouvert la grainothèque…

Non ce n’était pas Pandore.
L’espoir n’est pas resté au fond de la boîte.

Maryse Emel

Information Aubervilliers

Ouverture de la librairie Solidaire:

La librairie « Le temps de lire » mettra en place prochainement une programmation autour de la lecture sous diverses formes et supports.
Cette programmation participative sera le plus souvent issue de propositions de partenariat avec des associations, des collectifs ou d’habitant(e)s d’Aubervilliers et en articulation avec les bénévoles de l’association.

Evénement ce Samedi 25 mars à 15h : La banlieue parlons en au Temps de lire

Adresse : 167 rue André Karman

http://www.nonfiction.fr/article-8797-debat___les_banlieues_au_risque_de_la_banalisation.htm